Boire de l’eau solarisée ? Quelle drôle d’idée ?

J’ai entrepris l’expérience de contempler le soleil quotidiennement,  en fonction des conditions météorologiques et professionnelles. Depuis la fin novembre 2016, l’époque où j’ai découvert la pratique du sun gazing, je me suis appliqué à exécuter cet exercice le plus régulièrement possible. En ce début février 2017, j’en suis à 4 minutes 40 d’observation quotidiennes.

Plusieurs préconisations sont données par Hira Ratan Manek pour s’assurer d’une pratique en toute sécurité. Je présenterai son travail dans un futur article. L’une de ses recommandation est de boire beaucoup d’eau solarisée avant et après l’observation du soleil.

Ce concept de boire de l’eau qui a été laissée au soleil porte fatalement à sourire dans un premier temps. C’est sûr, peut-on penser, l’eau va chauffer, des bactéries vont s’y développer et cette eau stagnante deviendra forcément impropre à la consommation. Et pourtant, la goûter, c’est l’adopter.

bouteilleSa préparation est très simple. Il suffit de remplir d’eau du robinet, d’eau filtrée, d’eau de source – bref d’eau que l’on utilise tout les jours pour sa propre consommation – une bouteille en verre, peu importe sa couleur mais en évitant de prendre une bouteille trop volumineuse. Vous pouvez disposer un bouchon transparent, celui-ci posé sur le goulot permettra une meilleure solarisation de l’eau. Après quelques heures laissée au soleil, la bouteille posée directement sur la terre nue, c’est-à-dire sans herbes ou feuilles mortes entre la bouteille et le sol, cette eau solarisée est prête à être consommée.

Pour ma part, je filtre dans un premier temps l’eau du robinet qui a chez moi un fort goût de chlore. Puis je verse cette eau dans des bouteilles en verre que j’utilisais au passé pour conserver du jus de pommes pasteurisé. Je remplis ainsi deux bouteilles d’un litre. Je dois dire que la première fois que j’ai installé ma bouteille toute seule dans le jardin, j’ai eu un petit sourire intérieur. Je me suis dit  “Voilà encore une de tes nouvelles expériences loufoques qui ne te mènera nul part.” A la fin de la journée, je me suis servi un verre et j’ai bu cette eau solarisée sans y trouver un quelconque goût. Par contre, l’eau était bien fraîche malgré le fait d’être resté toute l’après-midi au soleil. Bon, il est vrai qu’au mois de novembre les températures ne sont jamais très élevées même par beau temps. A l’heure du dîner, je fis goûter cette eau soi-disant miraculeuse à ma famille, histoire de parler de mon expérience et de me faire un peu moquer par mes proches… Je fus bien surpris quand mes enfants m’annoncèrent que l’eau solarisée était sucrée et bien meilleure que l’eau filtrée que nous buvions quotidiennement. Mes enfants ont tendance à rechigner sur toute nouvelle pratique gustative, la nouveauté est pour eux synonyme de mauvaises surprises et pourtant leurs jeunes palais ont tout de suite apprécié ce nouveau breuvage. La preuve en est qu’ils réclament chaque jour cette eau et qu’à présent, je dispose quotidiennement, le matin avant de partir au travail, deux bouteilles dans le potager. Et cela, quelle que soit la météo. Apparemment, la solarisation de l’eau s’opère par beau temps, par temps nuageux ou pluvieux. Le goût en est délicieusement modifié.

Au fil des jours, je me suis astreint à boire cette eau. Au début, je n’étais pas du tout enclin à boire un ou plusieurs verres d’eau au réveil, ceci n’étant pas dans mes habitudes. Bien que surprenant et agréable, regarder le soleil fixement est un exercice qui demande de la pratique et une augmentation très progressive de l’observation. L’absorption d’eau me permet d’éteindre le feu du soleil. Je visualise cette sensation de cette manière. Pour le moment je me contente de 2-3 verres de 15 cl. pour éviter les brûlures oculaires. Mais je pense que la quantité devra augmentée avec la durée de l’observation astrale.

Une autre constatation : les jours où je jeûne un ou plusieurs repas, je bois néanmoins cette eau providentielle. J’ai appris à apprécier son goût. Je la trouve, pendant ces jours, nourrissante avec une densité comparable au jus de carottes ou au lait, c’est-à-dire légèrement épais et rassasiant, avec un petit goût sucré, coupant toute faim momentanément. C’est surprenant et la journée se déroule plus facilement. Toutes ces remarques me sont propres et n’ont pas valeur de vérité absolue. C’est à chacun de faire sa propre expérience.

En bref :

Pour bien profiter du sun gazing, pensez à bien boire de l’eau, solarisée ou non.
Si vous préparez de l’eau solarisée :
– Versez de l’eau dans une bouteille en verre
– Posez-la à l’extérieur, en plein soleil et sur la terre nue
– Laissez l’eau au moins 4-5 heures en plein air
– Vous pouvez la consommer ensuite pendant 24 heures. (Ces effets bénéfiques baisseront ensuite).

11627813706_333f071992_bPour aller plus loin :

Il existe un film documentaire “Water, le pouvoir secret de l’eau” d’Anastasya Popova expliquant à travers plusieurs travaux scientifiques, suivis notamment par un prix Nobel de chimie, les potentiels insoupçonnés de l’eau. Ainsi, l’eau, à travers les différents courants où elle coule, par lesquelles elle est acheminée, mais aussi par les différentes pensées qui l’entourent apportera des informations différentes aux êtres vivants qui l’ingéreront.

Regarder le soleil, les yeux dans les yeux, c’est possible !

2417746789_fb8c5a1423_bChacun d’entre nous a déjà ressenti ses rétines se rétracter lorsqu’il  ouvre brusquement les volets d’une pièce plongée dans le noir, alors qu’à l’extérieur il fait grand jour… Nous sommes éblouis quelques secondes, nous clignons des yeux, nous détournons quelques instants le regard vers l’intérieur de la pièce. Notre œil a, cependant, rapidement fait la mise au point entre sa vision nocturne et sa vision diurne. Ce passage soudain, un peu brutal, reste bref. L’œil une fois habitué à la nouvelle luminosité, ne nous fait plus souffrir. Nous profitons agréablement des conditions ensoleillées extérieures et nous ne sommes plus éblouis le reste de la journée. Notre regard est détendu et nous pouvons vaquer à nos occupations hors de notre domicile sans froncer les sourcils ni cligner des yeux.

Et pourtant, regarder directement le soleil en pleine journée est bien plus traumatisant pour les yeux que lorsque nous ouvrons les volets. Croiser le soleil du regard ne serait-ce qu’un instant, nous agresse la vue. Nous fermons aussitôt les yeux, mettons la main devant notre visage, mais le soleil a déjà laissé sa marque. Un cercle blanc se colle en plein milieu de notre champ visuel pendant plusieurs dizaines de secondes. On n’appelle cette tache devant notre regard “la persistance rétinienne”. Alors notre corps a bien compris que fixer le soleil en pleine journée n’est pas la chose à faire et qu’il vaut mieux s’en abstenir même muni de lunettes de soleil.

Malgré tout, regarder le soleil en toute sécurité, les yeux dans les yeux, est possible. Chacun d’entre nous a déjà fait l’agréable expérience de contempler un soir d’été le coucher de soleil, sur la plage, pendant les vacances. Le souvenir de ce moment est très doux, les journées sont longues, ensoleillées, et même si le soleil se couche tard dans la soirée on se sent encore en pleine forme, plein d’énergie. Le ciel est dégagé, et devant nous à l’horizon, le soleil se couche sur la mer. On se promène sur la plage, on marche pieds nus sur le sable, on joue avec les vagues et on contemple l’astre rougeoyant de longs instants sans se plaindre de ses rayons. Ce moment est très appréciable et on s’amuse à suivre le coucher du soleil jusqu’à sa disparition totale.

Alors, oui ! Regarder le soleil fixement, plus longtemps qu’une milliseconde, est possible. Et pas uniquement pendant les vacances estivales. Cette contemplation, ce moment de décontraction est réalisable chaque jour au lever et au coucher du soleil, été comme hiver à partir du moment où celui-ci n’est pas entièrement caché par les nuages. Alors pourquoi ne pas en profiter le plus souvent possible ?